15 octobre 2009
C'était il y a deux mois
J'avais dit que je reviendrais, que je serais plus active sur mon blog. Et je ne l'ai pas fait. J'en ai honte. Dois-je m'excuser comme je l'ai déjà fait à maintes reprises? Peut-être. Mais écoutez d'abord pourquoi je suis si absente, vous me direz ensuite.
Il y a deux mois de cela, je suis allée prendre un café à l'Ancienne gare. C'est toujours là que je sors, j'y connais tout le monde. J'avais rendez-vous avec un copain. La soirée est sympa, mais je ne me sens pas très bien, j'ai des crampes à l'estomac. Autant dire, rien d'agréable et rien de très pratique pour avoir une discussion soutenue avec qui que ce soit. D'ailleurs, dans la soirée mon ami me présente des gens qu'il connaît: Carole et Paul. Un couple j'imagine. On s'installe près d'eux et discutons. Mais mon estomac ne laisse que peu de place à ma bonne humeur. Et quand Paul me parle de son travail, je lui réponds d'une façon qui manque légèrement (?) de tact. En vérité, je suis carrément désagréable. Puis, les douleurs devenant insupportables, je décide de rentrer chez moi.
De retour dans mon petit studio, je réalise à quelle point j'ai pu être stupide et malhonnête avec ce Paul. Je décide donc de le retrouver sur Facebook afin de lui envoyer un message d'excuses. Ce que je fais. Et par politesse, je lui propose d'aller prendre un café à l'occas.
Réponse: Quelque chose du genre, "pas de soucis pour l'autre soir et pour le verre, la semaine prochaine, pas de prob!" Gloups! Moi j'avais proposé un verre à l'occas, pour être polie, je ne m'attendais pas à ce qu'il le prenne à la lettre. Et pourtant, il l'a fait! J'en déduis que finalement il n'est pas en couple avec Carole. Info intéressante. Alors, va pour la semaine prochaine.
Finalement, il se joint à mes amis et moi le lundi suivant, pour fêter mon anniversaire. Arrivés en avance, lui comme moi, on se retrouve un moment juste tous les deux. La tension et le stress passé, la discussion devient vraiment sympa, il est intéressant et drôle, tellement drôle... Mais au milieu de soirée, il doit malheureusement partir, ce soir il a Tango. C'est à ce moment que je réalise à quel point je suis séduite: je n'ai pas envie qu'il parte. Je pense à lui tout le restant de la soirée. Et à peine rentrée chez moi, je lui écris un texto pour lui dire que c'était sympa de le voir et que c'est avec plaisir que je reprends un verre avec lui tout bientôt.
Et il me reprend aux mots. Dès le lendemain, 20h, on se retrouve sur une terrasse. Je suis tendue, mal à l'aise, je n'ose pas le regarder dans les yeux. C'est clair: je ne suis pas indifférente, et il le sent. Minuit venu, le café ferme. Je n'ai pas envie de rentrer. Lui non plus. On décide de continuer la soirée sur sa terrasse, où la tension est plus palpable que jamais. J'ai envie de l'embrasser et en même temps je ne sais pas si j'ai vraiment envie de me remettre en couple si vite. Rappelons que ma dernière rupture datait d'à peine quelques mois et être célibataire commençait à me plaire.
Je craque. Je l'embrasse! Une fois, deux fois, trois fois, ... C'est tellement bien que je ne peux plus m'arrêter. Je n'ai plus envie de me séparer de lui. Mais il est 2 heures du matin et demain, je bosse. Alors je rentre, le coeur gros. Sa porte à peine franchie qu'il me manque déjà. Et depuis, chaque matin, à peine sort-il de mon lit pour aller travailler qu'il me manque.
Je suis terrible n'est-ce pas? Vous commencez à me connaître et savez à quelle vitesse je peux m'enflammer pour un homme! Je sais qu'il ne faudrait pas, mais je ne peux m'en empêcher. Mon coeur est une véritable guimauve. Et Paul me fait tellement rire. Et il est si gentil, et si attentionné. Samedi, il est allé chercher le petit-déjeuner et est même revenu avec trois magnifiques roses rouges.
Je suis une femme comblée, heureuse. J'espère que c'est une excuse qui vous conviendra. J'aimerais vous dire que c'est la dernière fois que j'ai à m'excuser pour mon absence blogesque, mais franchement, entre mon travail de fou et ma relation passionnelle naissante, j'en doute. Mais je ne vous oublie pas, vous le savez. Je flâne nettement moins sur les blogs, mais ça ne m'empêche pas de penser à vous, souvent. Et si Adnihilo voulait bien me faire parvenir son roman par poste, je me ferais un plaisir de le lire.
Je vous embrasse
12 mai 2009
Du bonheur, rien qu'un instant…
Ce soir, elle se promet de ne pas craquer. Après tout, ils sont amis aujourd'hui, même si elle l'aime toujours. Elle l'accueille chez elle, mais à peine passe-t-il la porte qu'elle a les sens en émoi. Comment peut-elle résister à cet homme pour qui elle donnerait tout?
Ils discutent, de tout et de rien. De leur vie respective, du fait que lui envisage de refaire sa vie, avec une autre femme. Forcément, elle le prend mal et se braque, comme toujours. C'est le seul moyen de défense qu'elle a trouvé. Le détester pour le mal qu'il lui fait, elle aimerait. Mais son coeur ne peut s'y résigner. Alors, elle l'aime, elle l'aime comme il est.
La soirée suit son cours, un mélange d'amitié, de regrets, de souvenirs, de tensions et de sentiments. Elle ne sait plus si elle a envie qu'il parte ou qu'il reste. Mais lorsqu'il lui annonce qu'il doit s'en aller, son train partant dans un petit quart d'heure, elle comprend. Elle veut faire l'amour avec lui, même si c'est la dernière fois, même si elle doit en souffrir ensuite. Ses émotions l'envahissent, elle ne peut réfréner ses ardeurs. Elle l'embrasse, langoureusement, sur les lèvres, puis dans la nuque avant de le renverser sur son lit. Elle sent le désir monter en elle. Lui respire fort, son souffle dans la nuque de sa princesse. C'est comme cela qu'il l'appelle, et elle aime ça. Elle lui enlève son t-shirt et laisse ses lèvres se promener sur son corps, un corps qu'elle trouve tellement beau et auquel elle ne peut résister. Il lui enlève son pull et la caresse. Ses mains sont douces, elle se laisse emporter. Elle termine de se déshabiller et jette sa jupe et son soutien-gorge n'importe où. Il se retrouve debout, au bord du lit, face à elle. Elle le regarde amoureusement, l'embrasse et lui enlève son pantalon. Une cocotte-minute qui va exploser d'un instant à l'autre: elle n'en peut plus.
D'une main à la fois ferme et douce, il la caresse. Il sait qu'elle adore ça, et il a une technique sans pareil pour lui offrir du plaisir. Plus excitée que jamais elle s'allonge sur le lit et l'attire à elle. Il la pénètre, leurs deux corps sont en symbiose. Comme ils l'ont toujours été. C'est lui qui lui a fait découvrir le plaisir des jeux charnels. Avant lui, ça n'avait pas de saveur, pas d'intérêt. Leurs respirations deviennent presque haletantes, jusqu'à ce que tout s'arrête dans un contentement mutuel. Ils resent là, couchés, ils ne font plus qu'un. Ils se regardent, s'embrassent. Elle lui caresse le dos et les fesses, comme il aime, tout en douceur. Il lui caresse le visage et les joues. Cette tendresse lui fait du bien. Elle a tout oublié, elle croit rêver. Ils restent allongés l'un sur l'autre, puis côte à côte durant quelques minutes. Elle en profite, elle sait que ce pur instant de bonheur n'est pas éternel.
Effectivement, il se lève. Il faut qu'il prenne le prochain train car il est déjà tard et il doit se lever tôt demain. Alors pour prolonger ce moment tant espéré, elle décide de l'accompagner jusqu'à la gare. Ils s'habillent et partent de chez elle, bras-dessus, bras-dessous. Elle ne peut s'empêcher de le regarder et de l'embrasser, dans la nuque. Elle l'aime, elle l'aime si fort. Elle ne veut pas qu'il parte. Sur le quai, ils se prennent dans les bras, se serrent très fort et s'embrassent. Elle aimerait savoir à quoi il pense, ce qu'il ressent. Il ne dit pas grand chose, ses lèvres sur les siennes, il l'étreint. Elle se sent heureuse, mais tout s'arrête lorsque le train fait son entrée. Ils se lâchent, non sans mal. Il repart. Elle le regarde derrière la vitre, leur chemin se séparent encore. Elle a le coeur gros, les larmes guettent, elle a mal. Elle souffre de voir l'homme qu'elle aime retourner vers cette femme, avec laquelle il envisage un avenir. Cette femme qu'il a embrassé et qu'il ne saurait tarder à étreindre. Rien que d'y penser, son coeur se met à saigner. Ce soir, elle a l'impression d'avoir vécu un amour interdit, un amour beau, fort, intense et passionnel.
Le train s'en va. Elle ne sait pas quand est-ce qu'elle le reverra. Sur le chemin du retour, elle ne peut s'empêcher de se toucher les lèvres pour se rappeler ce moment. Elle pense à lui. Elle a peur, peur de ce qui se passera. Mais au fond d'elle, elle y croit. Lui et elle se retrouveront, un jour. Il n'y a qu'à sentir la façon dont ils se font l'amour. C'est trop fort pour être dénué de sentiments. Sur le chemin du retour, elle pleure, encore et encore. Son amour s'en est allé. Et même si ses sentiments restent forts, elle comprend qu'il est temps pour elle, d'emprunter à son tour une nouvelle route. Non celle de l'attente et de l'espoir, mais celle du bonheur, du bonheur à deux. Avec lui. Ou pas.
26 avril 2009
Pire, c'est possible?
J’avais imaginé pour ainsi dire tous les scénarios. Je m’étais préparée à tout. Mais quand ça arrive, on a beau avoir tout imaginé, réfléchi à la façon dont on réagirait, rien ne se passe jamais comme prévu. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vécu quelque chose d’aussi pénible, d’aussi triste, d’aussi...
Des mots, et encore, des mots, mais surtout mes yeux pour pleurer. Il ne me reste plus que cela. Dur quand même, surtout quand on avait mis tous ses espoirs dans cette relation. J’y croyais dur comme fer. Depuis le premier jour où je l’ai vu, j’ai été convaincu qu’il était l’homme dont j’avais toujours rêvé.
Et je le pense toujours. C’est peut-être cela qui rend les choses encore plus difficiles. Lui en vouloir ce serait tellement plus facile. Ma douleur se transformerait en colère et ça je sais à peu près gérer. Pourtant, je l’aime encore plus qu’avant, je le trouve toujours autant formidable. Il est parfait. Il est l’homme de ma vie, l’homme de mon coeur, mon amour, mon ange, ma moitié.
Mais c’est fini. Aujourd’hui, il a décidé que nous devions arrêter... Fini, tel est le mot de la fin, le mot qui met fin à une histoire de 6 mois, certes courte mais tellement intense. Néanmoins, il m’aime encore, il me trouve formidable, il aime les instants que l’on passe ensemble, tout est parfait, je n’ai rien fait de mal. C’est ce qu’il dit. Difficile à croire de la bouche d’un homme qui nous laisse tomber n’est-ce pas? Mais je le crois, parce que j’ai confiance en lui, mais j’ai du mal à l’avaler.
La situation, ma vie en générale, n’était déjà pas joyeuse ces derniers temps. Il y a pas mal de petites choses qui coincent. Mais là, c’est le fond du fond. J’étais déjà pas très bien mais là, j’ai touché le fond du bac. Et croyez-moi, le fond du bac, c’est pas très beau à voir. Il fait sombre, c’est sale, triste et glauque. Il y a mieux quand même.
Alors comment faire maintenant pour remonter à la surface? Et déjà, est-ce possible? Je n’en sais rien, je suis perdue. Je n’arrive même pas à penser, je me traîne, je n’ai rien envie de faire, encore moins réfléchir. Mon activité préférée, c’est pleurer. Je n’ai rien trouvé d’autre.
Ce qui me rend folle, c’est d’imaginer que lui va passer à autre chose, qu’il va faire de nouvelles rencontres, fréquenter une fille. Et moi? Je serai toujours en train d’essayer de me remettre de notre histoire. C’est injuste quand même?
C’est d’ailleurs pour cela que je lui ai dit que je ne voulais plus avoir de nouvelles de lui. Je ne veux plus le voir, ni même le croiser, je ne veux plus lui écrire, lui parler. Je ne veux même pas qu’on me donne des nouvelles de lui. J’aurais trop peur d’apprendre que lui est heureux. C’est égoïste, je l’admets, mais je n’ai rien trouvé de mieux.
Je ne veux pas le croiser. Je crois que si je devais tomber sur lui par hasard dans un bar, et que de surcroît il soit avec une fille, je crois que je péterais un plomb. Alors pour moi, comme pour lui, je crois que c’est mieux si ça n’arrive pas.
Couper les ponts, c’est bien joli en théorie, mais en pratique! Voilà à peine quelques heures que nous nous sommes quitté et j’éprouve déjà un besoin irrépressible de lui écrire, de l’appeler. Mais je ne peux pas. Je ne dois pas! Comment vais-je pouvoir tenir, un jour, deux jours, une semaine, un mois, une éternité? Je n’en sais rien, pour l’instant, cela me semble juste impossible.
Je l’aime, je l’aime comme une dingue. Et il m’aime lui aussi. Comment a-t-on pu en arriver là? Qu’est-ce qui cloche chez moi? Je ne comprends pas. J’écris, j’écris, cela me fait du bien, mais voilà qu’elles se pointent de nouveau celles-là... Quelle plaie! Il va falloir que j’arrive à maîtriser mes larmes car demain la semaine recommence et il n’est pas question que je fasse l’étalage de mes sentiments...
Je suis triste, je suis seule, je me sens mal. Et tout ce dont je rêve, c’est qu’il regrette et revienne vers moi. Mais il ne faut pas rêver, ça n’arrive jamais. Et se mettre un espoir de cette ampleur dans la tête et dans le coeur, c’est le drame assuré s’il ne se concrétise pas. Alors je préfère abandonner. Je baisse les bras. Je suis fatiguée, si fatiguée...
09 avril 2009
De série ou en option?
A croire que l’on ne vit pas dans le même monde. Qu’on habite pas à la même adresse. Les hommes et les femmes, nous sommes si différents. Nous, petites, on écoute avec délectations les histoires de La Belle au Bois Dormants ou de Cendrillon en se disant qu’un jour, nous aussi on rencontrera le Prince Charmant. Je crois, moi-aussi, que je vivrai heureuse et aurai beaucoup (on verra encore) d’enfants. Alors quand je rencontre un homme formidable et que j’en tombe éperdument amoureuse, je me dis que c’est lui, que je l’ai trouvé.
Et c’est ce que je vis. Il est formidable. Mais lui. Lui. On n’a pas dû lui lire les mêmes histoires. Ou lui a-t-on raconté la suite de l’histoire, une suite que les filles savent rendre belle mais qui effraie les garçons. Et oui. Vivre à deux, c’est savoir faire des compromis, ne plus pouvoir papillonner, devoir renoncer à certaines de ses libertés. Sans aucun doute. Mais la vie de couple n’apporte-t-elle pas elle aussi son lot de joies et de plaisirs?
Regarder un bon film, sortir prendre un verre, faire la grasse matinée. C’est pas mal quand on est tout seul. Mais à deux, n’est-ce pas encore plus réjouissant? Pouvoir discuter, se blottir dans les bras l’un de l’autre, s’embrasser et... De petits instants de bonheur qui chassent toutes les petits querelles, les petits désaccords qui semblent alors bien futiles.
Si les filles en ont conscience, et qu’elles cherchent à vivre une vraie histoire à deux, les hommes semblent nettement moins disposés. S’engager. Un mot qui leur fait peur, les fait frémir. Leur poils se hérissent et leurs jambes ne demandent qu’à partir au plus vite, le plus loin possible.
La peur de l’engagement. A croire que c’est livré en série sur tous les modèles d’hommes. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Quoi que... Le mariage de mon meilleur ami auquel j’ai participé le week-end dernier me fait espérer le contraire. Il est amoureux et a décidé de s’unir à la femme qu’il aime, pour le restant de ses jours. Est-il une exception? Est-il sorti de la chaîne de fabrication amputé de l’option “Peur de l’engagement”? Je le souhaite à sa femme en tout cas. Ou alors est-il simplement la preuve vivante que tous les hommes ne sont finalement pas tous les mêmes et réfractaires à la vie de couple?
Dans ce cas, je dois vraiment mal faire mon choix. J’ai le chic pour systématiquement avoir un coup de coeur pour un modèle “sans engagement”. Peut-être devrais-je réfléchir davantage avant de m’engager pour une période d’essai. Car celle-ci se termine toujours mal et je suis donc déçue à chaque fois.
Je suis merveilleuse, il m’aime, je suis la femme dont il a toujours rêvée. Mais s’arrange toujours pour me quitter. Mais que cherche-t-il? Une femme horrible, méchante, qui ne l’aimera pas autant que moi et le fera souffrir? Dans ce cas, on ne parle plus de peur de l’engagement, mais de masochisme. En y réfléchissant bien, je me dis que ce pourrait aussi être une piste à explorer. Quand je regarde autour de moi, je vois tellement de couples dont la fille est castratrice et empêche son ami de sortir ou de faire ce qui lui fait plaisir. Mais lui, il reste, il reste toujours. Il reste alors même qu’il réclame davantage de liberté.
C’est à ne plus rien y comprendre! D’ailleurs, je ne comprends plus rien. De l’amour, de la confiance, de l’intimité, de la complicité, pas de privation de liberté, au contraire, pas de disputes ou de reproches. Et pourtant! Pourtant, il se demande si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Que faire? Devenir comme toutes ces femmes, jalouse et possessive? Sûrement pas. Je m’y refuse. Tenter de le comprendre pour pouvoir m’adapter? C’est peine perdue! Faire avec? Sans doute.
Alors j’espère, j’espère sincèrement avoir croisé la route d’un homme qui n’a pas peur… Qui ne me lâchera pas la main. Pour l’instant je garde ma poigne bien serrée, je ne veux pas le perdre. Mais avancer en eaux troubles, c’est difficile. Je commence à me fatiguée. Alors peut-être vais-je devoir récupérer ma deuxième main pour pouvoir nager plus à mon aise, pour pouvoir avancer et ne plus faire de sur-place. Lui lâcher la main pour pouvoir me baigner en toute sécurité? Ma raison me le réclame, mais mon coeur… Mon coeur…
01 avril 2009
Attendre
«Un jour, on m'avait demandé quel était le mot le plus érotique de la langue française. Je n'avais pas hésité et avais presque crié: Attends! Attends que je me montre, attends que je te regarde, attends que je m'empare de toi, attends que je te laisse t'emparer de moi, attends que je te délivre de cette attente…
Attendre… Imaginer tout ce qui va abolir ensuite ce temps si long de l'attente et le premier soupir saccadé de reddition surprise qui le suit…
Attendre… Renoncer à la confiance aveugle que donne l'offrande sans condition de l'autre, la détente délicieuse qui suit les premiers aveux, les premières confidences, la sincérité qui s'installe alors entre les deux corps qui gisent après l'amour comme deux bons camarades.»
de Katherine Pancol, Embrasse-moi.
27 mars 2009
Savoir ou profiter encore un peu
J’attends. J’attends. Et j’attends encore. Je ne sais pas exactement quoi, ni pourquoi. Mais j’attends. De toute façon, c’est la seule chose à faire. Je n’ai pas le choix. La balle n’est pas dans mon camp et c’est sans doute ce qui est le plus difficile à gérer. Etre impuissante. Alors j’attends. Et j’y pense, sans cesse. Je me lève le matin j’y pense. Je déjeune et me prépare à partir, j’y pense. Toute la journée au travail, j’y pense encore. Et le soir, encore et encore. C’est ma nouvelle obsession.
Alors pour y penser un peu moins, je le pose sur la papier, ou du moins sur l’écran. Après tout, l’écriture est un exutoire. Elle permet de faire sortir ce qui me pèse tant, ce qui me ronge de l’intérieur. Alors je m’y attelle.
Je suis une impatiente. Je n’aime pas ne pas savoir. Quand je sais que quelque chose se dessine, une surprise par exemple, j’ai besoin de savoir. C’est plus fort que moi. Je ne peux pas m’en empêcher. Sauf que cette fois-ci, ce n’est pas vraiment une surprise, ou du moins pas au sens où on l’entend généralement. Les surprises, c’est généralement quelque chose d’heureux, de joyeux alors que sur ce coup là, rien n’est moins sûr. Le verdict peut être blanc comme noir.
En fait, j’ai une chance sur deux. D’un côté, m’attends le bonheur intégral et de l’autre, l’enfer, ou presque. D’un côté la joie, de l’autre la tristesse. D’un côté l’avenir, de l’autre le néant. Une chance sur deux. Mon bonheur ne tient qu’à un fil. Les choses peuvent basculer d’un côté comme de l’autre à tout instant. Une épée de Damocles est suspendue juste au dessus de ma tête. Et je ne peux pas m’en débarrasser seule. Je ne peux absolument rien faire…
Mais en attendant de savoir, hormis ce doute qui me ronge, tout va pour le mieux. Le bonheur est là, je suis heureuse. Je me demande même si j’ai déjà été plus heureuse que ces dernières semaines. Bien sûr, il y a toujours les petites contrariétés, mais au delà de ça, tout va bien. Je me sens bien. Je profite, passe de bons moments. Alors, que demander de plus? Pourquoi se plaindre? A vrai dire, je n’en sais rien.
Alors la vraie question est de savoir s’il vaut mieux connaître la vérité le plus rapidement possible au risque qu’elle me fasse glisser du côté sombre ou profiter encore un peu du soleil, de ce bonheur qui m’irradie. Je ne sais plus. Je suis perdue. Je suis impatiente, mais j’ai trop peur de tout perdre. D’être abandonnée. De souffrir.
Pourquoi les choses sont-elles aussi compliquées. Je les trouvais simples, une simplicité que je n’avais encore jamais côtoyer jusqu’alors. Une simplicité qui rend les choses plus belles, plus vraies, plus pures. Mais aurais-je rêver de cette simplicité? Ou n’était-elle que superficielle? Franchement, j’en doute! Pourtant, tout a changé. Cette simplicité, cette spontanéité s’est évaporée. Comme ça. POUF! Du jour au lendemain. Et les questions, le doute, la peur, l’angoisse se sont installés. Je me sens crispée, j’ai l’impression de ne plus pouvoir être moi-même. J’ai trop peur. Peur d’influencer le résultat. De faire pencher la balance du mauvais côté.
Alors j’attends. J’attends, tout en essayant de rester moi-même. De donner le change. Mais combien de temps vais-je pouvoir supporter cette situation? Un jour? Un mois? Un ans? Une éternité peut-être. Tant que cela me permet de vivre ce bonheur encore un peu. Juste un petit peu. Même si repousser l’échéance, fait que je m’y accroche de plus en plus. Au risque d’être anéantie si un jour Damocles devait frapper…
Mais je n’en suis pas encore là. L’espoir grandit en moi, en même temps que la peur. Et cet espoir me dit que ça vaut encore la peine d’y croire. Que les choses ne finissent pas forcément mal. Pas toujours. Qu’une chance sur deux, c’est toujours mieux que pas de chance du tout. Que la partie n’est pas encore terminée. Que la balance peut encore penchée du bon côté et que le soleil peut continuer de briller. Alors si j’ai l’impression que le malheur et le chagrin sont derrière ma porte, qu’ils n’attendent que le bon moment pour faire leur entrer, au fond de moi, je me convaincs que tout peut encore s’arranger. Le bonheur ne pas s’en aller comme ça, du jour au lendemain, en claquant la porte. Ce n’est pas possible. Je refuse d’y croire.
Alors, en attendant de savoir, j’attends.
22 mars 2009
Mea Culpa!
C’est lui, toujours lui! Il est le seul responsable dans cette histoire! C’est du moins ce que nous prétendons tous, moi la première. Il n’y a qu’à voir l’état de mon blog: six mois que je n’ai pas écrit une ligne. J’en ai presque honte. A tel point que je me demande si le “presque” est vraiment nécessaire. Pourtant, je ne vous oublie pas. Au contraire, je pense à vous tous les jours, et me culpabilise de vous avoir abandonnés.
Mais ce n’est pas de ma faute. C’est lui. Ce foutu temps dont je manque cruellement. Je travaille trop, beaucoup trop. Ce n’est pas forcément que j’aime ça, mais je n’ai pas vraiment le choix. C’est mon travail de journaliste qui l’exige. Et s’il n’y avait que mon travail, du temps j’en aurais encore. Mais j’ai une vie sociale aussi. Et entretenir l’amitié, ça demande un sacré investissement. Enfin, il y cet homme formidable qui est entré dans ma vie il y a quelques mois, Une rencontre qui, je l’avoue, coïncide à peu près avec la mise en plan de mon blog.
Et si toutes ces activités font que le temps me manque, je dois avouer que parfois c’est aussi une question de flemmardise. Entre nous, qui a encore le courage ou l’envie, lorsqu’il rentre du travail à 21h, d’allumer son portable pour alimenter son blog? Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je manque de motivation. Peut-être n’étais-je pas faite ça. Peut-être que lancer ce blog était une bonne idée en théorie, mais dont la pratique est beaucoup plus ardue. Du moins plus ardue que ce que je ne l’imaginais.
Voilà comment je justifie cette longue absence. Si certains d’entre vous comprennent, j’imagine bien que d’autres restent perplexes. Et je les comprends. Surtout ceux qui avaient la régulière habitude de venir aux nouvelles. Je les ai abandonnés et je m’en excuse. Alors, pour me faire pardonner, je leur offre en quelques lignes ce qui m’est arrivé depuis ces six derniers mois. Un condensé, car ce serait beaucoup trop long d’aller dans les détails.
L’événement le plus important est, comme je l’ai dit plus haut, la rencontre avec cet homme. Tout s’est passé très vite. Je l’ai vu, un soir dans un bar, et j’ai, pour ainsi dire, eu le coup de foudre. Je l’ai vu et j’ai su. Ca ne s’explique pas, ça se vit. Et depuis ce jour-là, je nage dans le bonheur. C’est simple, il est tout simplement parfait. Qui peut prétendre aimé et être aimé par un homme beau, gentil, drôle, attentionné, intelligent, prévenant, conciliant, serviable, vivant, intéressant, passionnant, qui s’intéresse à moi, à ce que je fais, qui apprécie mes amis et ma famille, qui....? Moi! J’imagine que je fais des jaloux alors que d’autres se disent “Rigole ma fille, ça ne fait que 5 mois, tu vas voir quand tu vas découvrir ses défauts”! Je leur réponds que je sais tout ça, mais que des défauts, il n’en a pas. D’ailleurs, c’est peut-être ça son défaut: il est trop parfait, ce qui en est presque frustrant.
Et mes autres excuses? Le travail, qui parfois me déprime, les amis, avec qui j’aime passer un maximum de temps, et... la flemme. Et oui, elle, encore! Je ne sais pas ce qui m’est arrivé ces derniers temps, mais je n’avais plus envie de faire grand chose. Sans doute un petit moment de doutes, de blues, de spleen. Si seulement ce pouvait être le spleen de l’artiste, de l’écrivain. Même pas! Ce n’est qu’un ras-le-bol général. Je n’ai plus rien envie de faire. Même sortir prendre un verre me demande de me motiver, de me convaincre que ça me fera du bien.
Rassurez-vous, je ne suis pas en dépression (du moins je l’espère). C’est n’est qu’une période creuse. Peut-être justement parce que je n’écris plus. Une des rares choses auxquelles je tiens. C’est une sorte de cercle vicieux. J’ai pas le moral alors je préfère traîner qu’écrire et comme je n’écris plus, je n’ai pas le moral. Et je crois que cet état d’esprit s’en ressent dans ces lignes. J’ai l’impression d’être brouillon, de tout dire, et rien à la fois. Mais je crois que c’était nécessaire.
Alors aujourd’hui, je me reprends en main et j’espère bien que cela va durer, que ce post n’est que le premier d’une nouvelle longue série. Que je vais recommencer à partager mes joies, mes peines, mes expériences disons intéressantes (ou pas). Et si je devais vous manquer, rien qu’un tout petit peu, n’hésitez pas à me rappeler à l’ordre, à me rappeler qu’il y a des gens qui aiment ce que j’écris et qui comptent sur moi.
Moi, en tout cas, je compte sur vous pour me lire, et m’encourager à revenir…
25 septembre 2008
Seule…
Certains disent que pour être heureux, il faut trois choses: un boulot, un appartement et un amour! J’en ai déjà deux sur trois et pourtant je ne me sens pas heureuse.
Mon appartement est super. Il est mignon et a du caractère. Comme moi! Il donne sur une magnifique rue piétonne, située en plein centre ville. Je m’y sens bien. C’est d’ailleurs peut-être le seul endroit où je me sente vraiment bien. C’est un peu mon cocon. Il me rassure et me protège. Il est presque devenu un ami. J’aime le retrouver après une longue journée de travail. Et les journées sont longues maintenant.
Voilà comment j’arrive à mon deuxième point: le job. Et oui, ma situation a enfin évolué. J’ai trouvé un poste fixe il y a trois semaines. Je suis journaliste au sein d’une rédaction. Ce que j’ai toujours voulu. Je peux écrire, et je peux écrire sur le sujet de mon choix. Quoi de plus intéressant et de plus motivant pour un journaliste en herbe? Et pourtant! Je ressens un grand vide, un vide qui m’oppresse, qui m’envahit tout les jours.
Je me sens seule, je me sens terriblement seule! J’ai envie d’avoir quelqu’un auprès de moi, quelqu’un qui m’aime et qui me prenne dans ses bras, quelqu’un qui pense à moi, quelqu’un à qui je pense, quelqu’un, tout simplement...
Mais qu’est-ce qui peut bien pousser les gens à courir après la réussite et la fortune? Ca n’apporte pas le bonheur, loin de là! Enfin, c’est ce que je crois, c’est ce que je pense, c’est ce que je vis. Bien sûr, je ne dis pas que je n’aspire pas à devenir un jour une grande journaliste, au contraire. Mais je crois que ça n’est pas ma priorité. Je sens que je ne pourrai pas être heureuse si je n’ai pas quelqu’un auprès de moi pour partager mes moment de réussite ou de doute.
Le problème, c’est que je cherche, je cherche et je cherche encore. Chaque homme que je croise devient un amour potentiel. Chaque fois je me dis “Et si c’était lui?” Et c’est bien là le problème! Je ne me laisse pas vivre, je ne laisse pas assez de place à mes véritables émotions. C’est sans doute pour cela que mes vagues histoires d’amour se finissent toujours mal. Je crois en lui, je me convins que c’est le bon et que je l’aime. Mais c’est un leurre, un leurre pour moi-même!
Je cherche, je cherche et je cherche trop. Alors que tout le monde me dit que parfois il vaut mieux laisser libre court au hasard, à la chance, à l’amour! Il semble, selon certains, que le grand amour, le vrai amour, celui qui nous consume, nous arrive toujours sans qu’on s’y attende! Mais alors, que faire? Que faire pour remplir ce vide qui lui me consume vraiment? Attendre? Impuissante jusqu’à ce que par hasard il vienne frapper à ma porte? Mais quand? Je suis jeune, c’est vrai, mais ça ne veut pas pour autant dire que je suis prête à attendre des années?
Mais ou es-tu? Ou es-tu, toi, qui fera vibrer mon coeur, mon corps et tout mon être? Te connais-je déjà? Gravite-tu autour de moi, de ma vie, sans que je le sache? Es-tu tout près, là, juste derrière moi, sans que jamais nos regards ne se croisent? Serais-je tellement obnubilée par cet homme introuvable que j’en serais devenue aveugle?
Il m’est arrivé, parfois, de rencontrer des hommes que je trouve parfaits! Ou du moins presque puisque je trouve toujours quelque chose à lui reprocher. Il est gentil, intelligent, drôle, attentionné, j’aime passer du temps avec lui, j’aime lorsqu’on discute durant des heures, de tout et de rien, c’est mon confident. Et il est attirant, c’est vrai. Pourtant quelque chose me bloque. Quelque chose que je ne saurais pas expliquer! Suis-je trop exigeante? Passerai-je à côté de moments et d’hommes formidables simplement parce que je suis trop bête pour ouvrir les yeux? Ou au contraire, devrais-je plutôt les fermer pour laisser davantage de place à mon coeur, à ce que je ressens vraiment?
Je ne sais pas! Comme toujours d’ailleurs! Autant, lorsque j’ai choisis mon appartement, lorsqu’il s’agit de travail, je sais exactement ce que je veux, autant, en ce qui concerne les hommes, je suis toujours dans le brouillard! Je ne sais pas où j’en suis, ce que je veux vraiment, et ce que je ne veux pas.
Alors aujourd’hui, j’ai pris une décision! Je veux simplement faire mon travail, lancer l’agence avec les copains (ça, je vous en parlerai lorsque les choses deviendront plus concrètes) et profitez au maximum de mes amis… Ah, j’oubliais, et réfléchir avec mes coeur et pas simplement avec ma solitude!
Et qui sait, l’amour viendra peut-être parce que j’aurai cessé de chercher!
03 août 2008
Nostalgique, rien que ça!
Mon tourment est douloureux, croyez-moi! Je me sens un peu perdue, je ne sais plus où j’en suis, ce que je veux. Pourtant, une chose est sûre: j’ai mal au cœur ! Je me sens vidée d’une partie de moi-même, abandonnée par tout cet amour qui m’avait envahit un mois auparavant. Il n’a pas disparu, j’en suis consciente, mais je ne le ressens plus. Pourquoi ces moments de séparation sont-ils toujours aussi douloureux, alors que je sais pertinemment que cette distance entre nous n’est que temporaire.
Une distance d’un côté signifie un rapprochement de l’autre, et j’en suis contente. Je retrouve tout ce qui fait de moi ce que je suis, qui fait justement que là-bas, je suis si spéciale. Du moins, c’est ce que je crois. Une impression, sans doute, qu’à vrai dire j’aimerais bien tirer au clair. En attendant de pouvoir le faire, vu que je suis rentrée, je me réjouis de retrouver les amis d’ici. Car croyez-moi si vous le voulez, même si je me sens hyper bien là-bas, mes amis m’ont quand même terriblement manqué. Mes amis d’ici, mes amis de là-bas, tout s’embrouille dans ma tête. Dans la votre aussi? C’est normal. Je vous fait part de mon état d’esprit, alors à pensées emmêlées, discours tordu.
Ici, c’est comme là-bas, mais différent à la fois! Les vies que j’y mène sont formidables et sont pourtant à mille lieux de se ressembler. Pour les amis, c’est pareil ! Alors, quoi qu’il arrive de toute façon mon cœur est torturé. Pour y remédier? Rien à faire semble-t-il, si ce n’est faire la navette entre les deux le plus souvent possible. Mais, rien n’est gratuit, surtout pas le TGV. Et c’est là que se pose, plus important que jamais, ma nécessité absolu de trouver un job fixe. Et bien oui, pas de travail, pas de salaire; pas de salaire, pas d’argent, pas d’argent, pas de billets de TGV… C’est tellement simple. Mais tellement contraignant.
Bon, le mieux, c’est toujours de rêvasser, de s’imaginer que l’on peut avoir tout à la fois. Ah! Je m’imagine déjà à au Champ de Mars en train de me baigner dans la Sarine. Que ça rafraîchit! Et si j’invitais tous mes amis à manger dans mon studio de la rue de Lausanne, qui offre une vue tellement imprenable sur la Cathédrale Notre-Dame? Catherine, Vincent, Jessica, Julien, Sébastien, Marianne, et les autres, tous réunis à la table d’un petit restaurant, une sorte de Populaire à la rue Biot dans le 17ème. Que d’envies, que d’imagination! Mais malheureusement, lorsque j’ouvre les yeux, toutes ces belles images disparaissent.
Déçue? Sûrement pas! Heureuse? Plus ou mois? Nostalgique? Pas de doute! Pourtant, je me conforte, je me dis que mon retour est imminent, bien que sache déjà que cette imminence n’est pas si proche en fin de compte! On s’écrit, on s’appelle, on s’embrasse dans des mails ou des texto toujours aussi doux à recevoir. Je les embrasse. Je les aime. Je les aime tous très fort. Et je leur dis « A bientôt, ici ou là-bas ! »
15 juillet 2008
Ah, qu’il fait bon vivre !
En tant qu’habitante d’une toute petite ville, passer un mois à Paris ne peut être qu’une super expérience. Et comme beaucoup le savent déjà, j’y ai d’ores et déjà vécu durant six mois l’année passée. Je suis tellement contente d’être ici, de nouveau. La ville est magnifique, cela va sans dire, mais surtout, j’y retrouve des amis formidables. En fait, ce sont eux qui m’ont le plus manqué… Des rencontres, on en fait tous les jours, mais comme celles-ci, croyez-moi, c’est nettement plus rare. Il faut véritablement le vivre pour le comprendre.
Un mois, ça ressemble à des vacances, n’est-ce pas ? Et bien détrompez-vous ! Je bosse. Enfin, je fais tout comme en tout cas… Bref, je suis en stage dans un quotidien français situé dans la banlieue parisienne. On y est bien : cantine d’entreprise, climatisation, etc. Il ne me manque plus que du travail à faire… Et oui ! Le nombre de pages étant réduit pour l’été, il ne reste que très peu de place. De plus, une grande partie des journalistes ne sont pas encore en vacances. De ce fait, les stagiaires ne servent malheureusement pas à grand chose. Mais voyons le côté positif : j’ai enfin le temps d ‘écrire un article pour mon blog !
Chouette ! Mais que dire ? Qu’il ne fait pas aussi beau que ce que j’avais prévu, que le stage n’est pas aussi intéressant, que la ville est plus polluée encore que dans mon souvenir ? Je pourrais, mais je ne le ferai pas. Je préfère nettement vous parler de ces personnages extraordinaires qui ont fait irruption dans ma vie il y a un peu plus d’un an. Pour la majorité, ce sont des garçons. Beaux, dynamiques, intéressants, cultivés, branchés, touchants… Je les aime comme ils sont, je ne les changerais pour rien au monde. Et le restant, soit 3 personnes à vrai dire, ce sont les filles. Belles forcément (bon, je le dis surtout au cas où elles liraient mon blog, mais croyez-moi, je les surpasse), intelligentes elles aussi, brillantes, voire époustouflantes ! C’est terrible, mais je réalise que je côtoie des gens parfaits (ou presque) ! Fais-je véritablement partie de la bande ou ne suis-je qu’un faire-valoir ? Oh la la, j’ai peur ! En bonne journaliste, je vais tenter de mener ma propre enquête pour en apprendre davantage. D’ailleurs, si vous espérez connaître les suites de cette affaire, je vous conseille de ma la rappeler, sinon…
Et il y a mon chouchou, mon adorable, mon confident, mon tendre, mon éternel… Il est… Il est… Je ne trouve pas les mots ! Et c’est pas peu dire, pipelette comme je suis. Qu’est-ce qui le rend si génial ? Je n’en sais rien. Peut-être simplement le fait qu’il m’écoute, me comprenne. Je crois qu’en fait ça ne s’explique pas. Tout est une question de feeling… Il est mon autre. Et rien qu’à l’idée de penser que je rentre chez moi dans trois semaines me retourne l’estomac…Enfin, ce n’est pas le moment d’y penser. Il vaut mieux profiter de l’instant présent et de la sympathique soirée qui s’annonce…
Mister L, tu t'es reconnu? T'inquiète pas, un jour tu auras ton propre article, tu le mérites...